Dernier des trois juges des enfers, Minos du Griffon est également la dernière Myth éditée à l’import en 2006 (nous sommes toujours en décalage avec le Japon). Les deux premiers surplis ont laissé un souvenir douloureux aux amateurs de ces miniatures par leur complexité au montage. L’épisode Garuda, si l’on peut dire, apparaissant d’ailleurs comme le plus rageant de tous (lire notre article). C’est donc avec un peu d’inquiétude et beaucoup de Valium que nous nous sommes penchés sur cet ultime juge.
Pour conclure le cycle Hadès et entouré la belle Pandora (voir notre article) ne manquait donc que le Griffon. Une inspection rapide de la boite permet de constater que la figurine propose sensiblement la même approche que Garuda, c’est-à-dire une panoplie de trois paires de mains, et deux chevelures "à frange variable". Pour coller à l’image de l’anime, il sera donc envisageable de masquer les yeux de Minos ou pas selon votre choix.
A dire vrai, quand on contemple le regard bovin dont le mannequin est affublé, on a vite fait d’opter pour la solution frange longue. Et pour cause, les yeux de notre pauvre Minos de plastique apparaissent trop proches (ou trop gros on ne sait pas trop) l’un de l’autre le gratifiant ainsi d’une touche "idiot du village" dont il se serait bien passé. Un ratage assez inexplicable si l’on se remémore les réussites passées.
On se lance dans le montage en souhaitant ardemment qu’il parvienne à nous faire oublier la bévue. L’expérience aidant, à la vue des pièces imposantes qui constituent la jupe et les épaulières, il apparaît rapidement plus judicieux de ne pas suivre le montage préconisé par la notice. Lors, au lieu de commencer par la jupe et le plastron, on opte pour les cuissardes et les jambières (constituées de deux parties, dont une en plastique, cela devient un classique).
Cette étape passée on reprend le cours du montage tel qu’il est décrit par la notice, enchaînant par les pièces du buste et celles des bras. On place alors les épaulières démesurées qui figureront sans peine dans le Guinness Book comme les plus volumineuses de l’histoire de Saint Seiya. On en termine sans heurt par les ailes et le casque.
Et là on se retrouve abasourdi par la facilité avec laquelle ce surplis a été monté. Champion du monde des surplis. Par contre, ne cherchez pas à sculpter le corps de votre figurine pour lui donner une position recherchée c’est quasiment mission impossible : la jupe et les fameuses épaulettes empêchent tout bonnement la manœuvre. On ne peut décemment pas le reprocher à Bandaï qui se contente de reproduire les délires de Kurumada, d’autant que le Griffon a fière allure dans cette amure massive aux ailes majestueuses. Le socle est lui aussi très gracieux et l’animal mythique qu’il représente, parfaitement identifiable.
Placé aux côtés des deux autres juges et de Pandora, le tableau est impressionnant et en impose. Au final, Minos clôt plutôt joliment le cycle Hadès et le visage raté mis à part cette Myth est une réussite. Hein comment? Minos n’est pas l’ultime figurine du cycle Hadès? Et il y en a une preuve sur cette page? Ah bon. |