C’est à peine croyable mais le personnage de Geki doit être présent dans à peine trois ou quatre épisodes de Saint Seiya. Bien qu’il ne soit pas le seul parmi les chevaliers de bronze mineurs à faire une apparition si courte, il reste dans la mémoire de tous les fans en raison de son combat contre Seiya au cours du tournoi organisé par Saori. Son arrivée était attendue dans la collection Myth Cloth de Bandaï et c’est enfin le moment du constat.
On s’en doutait, et en même temps on ne leur en tiendra pas rigueur, les créateurs de cette Myth on tout bonnement récupéré le corps utilisé pour le chevalier d’or du Taureau. Les deux personnages sont donc de la même carrure. Le montage de ce chevalier d’or, justement, avait été, on s’en souvient, le plus aisé en raison de la taille plus que respectable des éléments composant son armure. Il en va de même de l’Ours. C’est même, sans aucun doute, la Myth Cloth la plus facile à monter.
Si côté montage rien n’est à signaler, il convient de s’attarder un peu sur les pièces d’amures. Alors que toutes les couronnes des autres chevaliers se perdent dans leurs chevelures, celle de Geki est visible dans sa totalité : du coup, elle est en deux parties. Il conviendra de bien les enfoncer pour éviter un jour disgracieux entre la partie avant et arrière de la couronne. Les genouillères sont également originales puisque l’ergot au-dessus du genou est mobile de sorte qu’il se replie pour le socle de l’Ours.
Mais la pièce la plus intéressante est le plastron : pour autoriser les postures les plus folles (entre autre celle bras levés tendus tenant la tête de Seiya comme dans l’anime), Bandaï a eu soin de prévoir une partie mobile dans le dos du plastron ; un peu a l’image de la Myth du Cygne Ultime, sauf qu’ici toutes les pièces sont en métal. Une riche idée qui montre que les équipes oeuvrant sur ces figurines ne cèdent pas à la facilité.
En fait, la seule ombre au tableau concerne le visage de Geki. La chevelure n’est pas très travaillée, ni vraiment réussie et le regard du personnage est maquillé de noir (pourquoi! aucun rapport avec le DA) à la façon du chanteur de The Cure... plus qu’étrange. On nous avait habitué à mieux.
Au final, rien d’hallucinant chez cette Myth de bonne facture qui souffre davantage du manque d’originalité du design original que de son visage raté. Sa taille imposante aura de toute façon fière allure au milieu des autres Bronzes en complétant la collection des fans de Saint Seiya. |