Décevant. Voilà en gros le sentiment de nombreux fans des Myth Clothes à la vue de la première figurine Premium de Bandaï. Décevant car, en dehors de la présence de treize socles prévus pour le maintien des miniatures, le costume du Grand Pope, Sion, était plutôt mal taillé et manquait de souplesse empêchant une chute naturelle de la robe. C’est donc avec une certaine appréhension que ces mêmes fans accueillent depuis peu Pandora la nouvelle Premium.
Les images de Pandora, issues du net, laissaient entrevoir un résultat plus probant. Mais on le sait, rien ne vaut un véritable test pour toucher du doigt les défauts. Le contenu de la boîte est le suivant : une figurine aux yeux ouverts, un deuxième visage aux yeux fermés, deux paires de mains supplémentaires, deux toilettes (une toge et une robe), un tour de cou, deux colliers, quatre socles et leurs pièces associées, un trident en deux parties, un petit tabouret et une harpe dorée.
Attardons-nous pour commencer sur la miniature de Pandora. Les deux vêtements proposés sont ceux rencontrés dans la saison 1 et 2 du chapitre Hadès. La toge, qui rappelle celle du Pope, sera le choix des collectionneurs souhaitant installer la Myth à sa harpe. L’instrument en question est joliment réalisé et les cordes, en fils de pèche, sont plutôt discrètes. Le challenge consistera à placer la miss sur son tabouret de sorte que la toge chute le plus naturellement possible. L’édifice étant plutôt de nature instable il faudra, pour y parvenir, s’armer de patience. Pour aider à ce positionnement notons que les articulations des bras et des jambes sont légèrement extensibles.
Le corps de Pandora est d’ailleurs une première, puisque aucune autre figurine de la collection n’est de sexe féminin. Le mannequin en question ne sera sûrement pas retenu si l’hypothèse d’une sortie des chevaliers du beau sexe venait à se confirmer, puisqu’on ne note aucun trou permettant d’accueillir les ergots de certaines pièces d’armure. Par contre, il sera sans doute réemployer si Bandaï venait à produire une Myth d’Hilda de Polaris ou de Saori elle-même. Wait and see.
La deuxième saison d’Hadès montre une Pandora plus guerrière, équipée d’un trident et vêtue d’une robe sombre. Le corps féminin prend ici tout son sens, la belle ayant fière allure dans sa toilette. On se félicite au passage de constater l’effort consenti par le fabricant nippon pour proposer, cette fois, autre chose qu’un bout de tissu informe. Il est possible d’équiper le mannequin de son trident (qui se monte le plus simplement du monde, en clipsant les deux parties) grâce à des mains prévues à cet effet. Malgré leur taille réduite (les doigts sont d’une finesse inquiétante), l’arme tient parfaitement d’une seule main.
Quelque soit l’option envisagée pour habiller Pandora, deux détails attirent l’attention : le visage et les mains. Le visage est comme très souvent une véritable réussite (encore plus beau que dans l’anime) avec ses grands yeux en amandes, sourcils légèrement froncés, la belle chevelure noire tombant en dessous de la taille. Les mains ont les ongles vernis en bleu nuit à l’instar de la série et le bijou en forme de serpent est présent sur les trois mains gauches disponibles.
Le choix de la toilette effectué, il vous sera possible de faire tenir la belle sur un des socles. Et là les choses se compliquent. Si jusqu’à présent cette deuxième Myth Premium avait réussi à nous combler les socles vont hélas gâcher un peu la fête. Commençons par la nouvelle réjouissante : contrairement aux premiers, ces nouveaux soutiens ont la bonne idée de ne pas enserrer la figurine de façon disgracieuse. C’est plus par obligation que par choix dans la mesure où les armures des trois juges interdisent la manœuvre. On dispose donc de quatre systèmes de fixation bien distincts et très discrets.
Pandora est maintenue au moyen d’une courte tige au bout de laquelle se trouve un m de plastique qui lui arrive au niveau des cuisses. Le problème dans ce cas précis c’est que les cuisses sont plus minces que le m rendant le principe inefficace. Un système de pince eut été bienvenu, d’autant qu'au niveau stabilité, ce premier corps féminin n’assure vraiment pas. La faute en incombe en grande partie aux pieds de la figurine qui, contrairement à toutes les autres Myth, n’a les chevilles articulées que de haut en bas (mais pas de droite à gauche). Etrange.
Pour les trois juges le problème est bien différent. Bandaï a souhaité récupérer les tiges extensibles des premiers socles, ce qui sied parfaitement à Rhadamanthys mais en aucun cas à Minos et Aiakos, car les tiges sont... trop courtes! Du coup, un petit ergot supplémentaire vient allonger les deux supports qui le réclament. Problème : l’ergot en question tient très mal, alors que L’édifice composé de la tige mobile (donc déjà en deux parties), de la rallonge, de l’attache spécifique doit parvenir à tenir une figurine de prêt d’un kilo : excusez du peu. N’aurait-il pas été plus judicieux de créer de toute pièce des tiges réglables plus longues messieurs de chez Bandaï? Moins économique, peut être (et encore), mais diablement plus efficace! Notons pour finir, que les quatre podiums sont marqués de l’étoile d’Hadès.
En conclusion, cette Myth Premium laisse un sentiment mitigé. Si elle comble par la présence d’une Pandora plutôt agréable, surtout dans sa robe qui lui confère une Gothique Lolita touch du plus bel effet, elle déçoit forcément par l’à peu prêt des socles. Heureusement, une fois les trois juges et Pandora réunis, l’impression de déception s’évapore devant la classe du quatuor. Quatuor? En effet car dès la semaine prochaine nous évoquerons la dernière Myth de l’année (chez nous, en import, les petits Japonais ayant déjà droit depuis quelques jours au premier des Marinas : Isaak de Kraken) j’ai nommé Minos du Griffon. |