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Tests
 
 
Dvd testé en Zone 2
Editeur :
Kaze
Réalisation :
Shinji Aramaki
Genre :
Science-fiction
Durée :
1h45 environ
Format :
1.85 compatible 4/3
Audio :
VF en DD 5.1, 2.0 et DTS, VOST en stéréo
 
Apple Seed
La petite Deunan manque un peu de charisme à mon goût.
 
Apple Seed
Olympus apparaît telle une Oasis dans le désert... qui a dit mirage?
 
Apple Seed
Les scènes d'action mettent bien en valeur de travail sur les images 3D.
 
Apple Seed
M. Shinji Aramaki s'en est donné à cœur-joie avec les mechas.
 
Apple Seed
Gaia et les Sages.
 
Apple Seed
Cette photo montre admirablement l'effet cel shading.
 
Apple Seed
La vieillesse est-elle toujours synonyme de sagesse?
 
 
B
7
8
 
Par Gargoyle 16/04/06
Apple Seed.
L'autre série du mangaka-samouraï en film.
 

Apple SeedIl y a encore une vingtaine d’années, nous autres européens ignorions ce qu’était un manga. Puis un jour, au cinéma, a débarqué un film d’animation du nom d’Akira. Quelques années après seulement, c’était au tour d’un autre film d’animation de tenter une incursion sur nos grands écrans : Ghost in the Shell. Ceux qui, à l’époque, avaient eu la chance de les voir doivent se souvenir avec émoi de l’impact visuel de ces films qui ont ouvert la voie à la japanimation sous nos latitudes.

 

Cumul de défis.

Ghost in the Shell ayant connu un franc succès en France, le manga dont il est issu fut l’un des premiers édités dans la langue de Molière. Son auteur, Masamune Shirow, dont on sait peu de choses (nous en reparlerons à l'occasion d’'un dossier futur sur la série Ghost in the Shell - Stand Alone Complex) est également à l’origine d’autres séries à succès dont le très connu Apple Seed. En 2004, un film basé sur le manga a vu le jour. Comme à chaque fois qu’une de ses œuvres est adaptée au cinéma, c’est un réalisateur tiers qui s’y colle.

Il s’agit cette fois de Shinji Aramaki, mecha designer réputé, s’il en est, ayant œuvré dans de nombreux animés (citons les plus connus et les plus récents comme AstroBoy ou Wolf's Rain). Et la prise de risque est grande, car en dehors de l’attente de nombreux fans critiques, il va devoir faire face à un chalenge de taille, tout l’animé étant réalisé en images de synthèses. Oui, mais pas n’importe quelles images de synthèses puisque celles-ci mélangent 3D traditionnelle et cel shading. Pour ceux qui écarquillent les yeux en se demandant c’est quoi cette bête-là, sachez, pour faire simple que c’est un procédé tordu qui donne un aspect "dessin-animé" à la 3D avec de gros à-plats de couleurs. Je vous invite à lire l'article à ce sujet.

Puisque l’on parle de technique continuons sur la lancée et attardons-nous sur le rendu ainsi obtenu. Si les décors - bien que plus stylisés - arrivent sans peine à se hisser à la qualité de ceux déjà vu dans Final Fantasy - Les Créatures de L'Esprit, les protagonistes ont donc l’allure de dessins animés. Personnellement j’adhère complètement puisqu’il s’agit ici d’un parti pris graphique. Du coup le film est très coloré, très propre, trop propre diront certains. C’est une évidence tout le monde n’appréciera pas l’idée. Pourtant il est difficile d’imaginer Apple Seed autrement qu’avec un rendu de ce type, ou alors il aurait fallu avoir recours à l'animation traditionnelle.

L’animation justement ne souffre d’aucun reproche majeur si ce n'est l'attitude parfois artificielle des protagonistes. J’ai cependant été moins gêné par leurs postures que dans Final Fantasy justement. En général, les studios ont recours à des acteurs pour jouer leurs personnages ; ces derniers habillés d’une combinaison recouverte de capteurs, interprètent leur rôle afin d’être numérisé. Le problème majeur de la technique réside souvent dans le positionnement des mains. En effet, aucun capteur n’est placé sur les phalanges (ou rarement). Du coup, les mains ont bien souvent une position inerte incompatible avec un vrai comportement humain. Ce problème n’apparaît quasiment pas dans Apple Seed.

La musique, quant à elle, est plutôt pêchue avec des titres de Boom Boom Satellites entre autre. Le film vous laisse le choix entre deux pistes sonores : une version française DTS en 5.1 (miam) et une japonaise en, seulement, 2.0. Un peu dommage. D'autant que pour l'occasion Kaze s’est fendu de éditions somptueuses.

La version "édition limitée" - que l’on pourrait qualifier de "simple" - compte deux galettes (dont une remplie de bonus en tout genre) et un livret sur le film, est présentée dans un coffret métallique à l’effigie de Briareos (l’autre héros du film) ou de Deunan. L ’autre est une énorme boite au design réussi qui comprant les deux DVD de "l’édition limitée" et son livret, un troisième DVD de bonus supplémentaires, un CD-ROM avec des goodies pour PC, un morceau numéroté de la pellicule originale, des lithos et la totalité du story-board. Ouf, c’est énorme.

 

Une œuvre engagée.

Avec Masamune Shirow, c’est le réalisme qui prime. Avec lui l’avenir n’est jamais extravagant : les voitures roulent toujours, les armes à feu lancent toujours des balles et seul la robotique et la cybernétique nous ramène vraiment dans le futur. Et le futur justement n’est pas franchement des plus rose. Apple Seed nous entraîne en 2131, après un conflit armé de grande envergure qui a décimé une grande partie de l’humanité. Dans les zones reculées de certains pays des soldats continuent à se livrer bataille ignorant que la guerre est finie depuis belle lurette. Parmi eux, une jeune fille répondant au nom de Deunan Knute est faite prisonnière par un étrange commando.

A son réveil elle se retrouve dans la cité d’Olympus où on lui révèle la vérité sur la fin du conflit. Une nouvelle mission lui est alors attribuée : faire en sorte de préserver l’équilibre précaire de l’utopie que représente Olympus. Conseillée par neuf sages et par Gaia - un super ordinateur -, protégée militairement par des humains et gouvernée par des bioroïds, cette ville se revendique comme un nouvel Eden, espoir ultime d’une humanité chancelante. Les bioroïds sont des clones modifiés incapables de se reproduirent, dépourvus d’animosité, et à durée de vie restreinte. Leur raison d’être, telle qu’elle est justifiée par leurs créateurs, consiste à diluer l’humanité avec des êtres non-violents et ainsi prévenir tout conflit.

Comme toujours, avec celui que beaucoup considère comme un maître du cyber-punk, l’histoire narrée par le film a plusieurs niveaux de lecture et montre bien toutes les interrogations de Masamune Shirow : sur l’avenir de l’humanité d’une part, le contrôle de la génétique d’autre part. Humain et science sont toujours au cœur des préoccupations de l’auteur et c’est une fois de plus un grand film qui nous est proposé ici, pas à cause de sa débauche d’effets spéciaux ou sa réussite technique, mais par les thèmes qu’il aborde. C’est certes un survol par rapport aux discours tenus dans les deux films Ghost in the Shell (ou la série d’ailleurs) mais Shinji Aramaki a l'intelligence de ne pas s'essayer aux discours, parfois nébuleux, de Mamoru Oshii et propose un film divertissant. Encore un très bon produit que nous propose la production japonaise avec cet Apple Seed que je vous recommande.

 
les plus
les moins
• Une édition française au top • Un mélange qui ne plaira pas à tous
• Un choix d'animation atypique • La stéréo seulement pour le Japonais
   
   
   
   
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