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Tests
 
 
Dvd testé en Zone 2
Editeur :
Beez
Réalisation :
Production I.G
Genre :
Cyberpunk
Nombre d'épisodes :
26
Format :
1.77 compatible 4/3
Audio :
VOST et VF en Dolby
Digital stéréo et 5.1
 
Ghost in the Shell - Stand Alone Complex 2nd GIG
La section 9 sera parfois confrontée au terrorisme au cours de cette saison.
 
Ghost in the Shell - Stand Alone Complex 2nd GIG
Beez a fait du bon travail sur les menus animés de la série.
 
Ghost in the Shell - Stand Alone Complex 2nd GIG
Kuze : Pion ou électron libre? Héros ou terroriste?
 
Ghost in the Shell - Stand Alone Complex 2nd GIG
Pour la section d'Aramaki, les revers sont nombreux et les risques réels.
 
Ghost in the Shell - Stand Alone Complex 2nd GIG
Le lien avec la saison 1 est constant : on reconnaît ici la bibliothèque.
 
Ghost in the Shell - Stand Alone Complex 2nd GIG
Le retour de "la vie des Tachikomas" : c'est toujours aussi débile, donc génial.
 
Ghost in the Shell - Stand Alone Complex 2nd GIG
"Affection", un épisode mystique qui s'attarde sur le passé du major Kusanagi.
 
 
A
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Par Gargoyle 12/03/07
Ghost in the Shell - Stand Alone Complex 2nd GIG.
Avis de tempête sur la Section 9.
 

Ghost in the Shell - Stand Alone Complex 2nd GIGOn ne compte plus les séries japonaises à succès. Si toutes ont leurs propres identités, peu d’entre elles arrivent à atteindre le degré de maturité de Ghost in the Shell - Stand Alone Complex. Trame SF, intrigues politiques, scénario alambiqué, personnages fouillés et crédibles : la série s’est rapidement forgé une solide réputation auprès des amateurs, allant jusqu’à faire de l’ombre aux deux longs métrages de Mamoru Oshii dans le cœur de certains fans. Rien d’étonnant alors que Production I.G se soit lancée dans sa suite baptisée 2nd GIG.

 

Le miracle japonais.

Et ils n’ont pas perdu de temps puisque les premières diffusions ont débuté au Japon dès le début de l’année 2004. Si pour cette saison l’équipe en charge de l’anime n’a guère évolué, elle s’est vue enrichie d’un allié de poids, surtout d’un point de vue marketing : le susnommé Mamoru Oshii.

Son n’implication n’est pas colossale puisqu’elle s’est limitée à écrire la trame de cette nouvelle saison et à jouer le rôle de consultant pour l’équipe de production. Le scénario est donc toujours l’œuvre de Kenji Kamiyama qui s’est attardé sur un sujet évoqué mais survolé lors de la saison 1 de Gits - SAC : les réfugiés.

A la fin de la quatrième guerre mondiale de nombreux étrangers fuyant le chaos de leur pays trouvent asile au Japon. Le pays joui en effet d’une économie fleurissante et demande de la main d’œuvre pour se reconstruire. A l’inverse l’Amérique, scindée en deux à la suite de la troisième guerre mondiale, est affaiblie. L’Europe, quant à elle, s’enlise dans un conflit armé au Vietnam (quatrième guerre mondiale). Cette prospérité est renforcée par l’utilisation du Miracle Japonais, nom donné au système élaboré de micromachines qui permit au pays d’enrailler rapidement les retombées nucléaires de la troisième guerre mondiale.

La reconstruction du Japon achevé, les ouvriers à qui l’on avait promis la nationalité nippone se réfugient dans des zones encore marquées par les stigmates de la guerre dans l’attente d’une régularisation qui ne vient pas. Le pays ne parvient pas, en effet, à répondre à toutes les demandes qui lui sont faites. Les gouvernements successifs montrent leur incompétence en laissant s’empiler des bidonvilles aux portes des citées riches. Mais c’est une poudrière que laissent à leur porte les politiciens, une poudrière à laquelle un groupe baptisé "Les Onze Individuels" et un dénommé Kuzo ne tardent pas à mettre le feu.

La série est cette fois divisée en trois types d’épisodes : les dividual, les individual et les dual. Les dividual fonctionnent sensiblement de la même manière que les stand alone épisodes de la première saison à ceci près que l’intrigue des "Onze Individuels" sert toujours de fil conducteur. Dans les individual la section 9 fait systématiquement face aux Individuels et les dual mettent en scène le manipulateur Gôda, délégué adjoint au Conseil d’Enquête d’Influence Stratégique du Comité Ministériel du Renseignement.

Dans cette saison, la Section 9 est mise à mal. Reformée, non sans condition préalable, par le Premier Ministre Kayabuki, elle sera constamment en porte-à-faux. Habitués à jouer avec un coup d’avance le major Kusanagi et son équipe devront apprendre l’échec et l’amertume de la manipulation gouvernementale. Ce que la Section 9 perd en superbe, elle le gagne en humanité, aidée en cela par quelques épisodes durant lesquels les fans en apprendront plus sur les personnages secondaires tels que Paz ou Saito. Les héros de la première heure, eux aussi, auront droit à quelques moments bien sentis, comme Togusa véritable pivot et garde fou de ce commando d’élite.

L’auditoire suit donc les péripéties de la section comme s’il en faisait partie et se laisse berner de la même façon, tromper par des apparences et aiguillé dans de mauvaises directions. Tout au long de la saison on se prend à guetter l’instant sublime où Motoko reprendra l’avantage. Tout ceci n’est rendu possible que grâce au travail minutieux apporté à la psychologie des différents intervenants, à la richesse du scénario, à l’intelligence des allusions et au background travaillé de l’anime.

 

Le haut du panier.

Le niveau technique de Ghost in the Shell - Stand Alone Complex était excellent. 2nd GIG marche dans les pas de son aîné sans parvenir à le supplanter. Les problèmes identifiés dans la première saison se retrouvent même dans celle-ci : on pense notamment au changement de dessin d’un épisode à l’autre. Travailler dans l’urgence oblige toujours à recourir à plusieurs équipes de réalisation mais conduit généralement à une certaine inconstance du trait : dommage.

L’animation, traditionnelle ou 3D, est de haute volée, d’autant que cette saison est nettement plus rythmée que la précédente (voire plus violente). Cette action effrénée, à opposer au calme relatif de la saison 1, montre bien la tourmente et l’urgence dans laquelle la Section 9 mène ses missions.

Beez propose le bébé avec une piste VOST en DD 2.0 ou 5.1 et une VF aux mêmes formats. La VF est assurée par les acteurs ayant déjà œuvré avec Gits - SAC et elle est, comme souvent chez l’abeille, très convaincante, mais ne passe pas à côté d’un ou deux faux sens. L’intégralité des partitions est assurée par la miss Yoko Kanno et c’est toujours aussi tripant. On retrouve d’ailleurs le duo Origa/Steve Conte au chant, respectivement pour le générique d’intro et de fin. Une unité sonore qui réjouit.

L’animé, composé de 26 épisodes, est commercialisé sous forme de DVD de quatre épisodes chacun (sauf les deux derniers volumes qui n’en compte que trois). Le volume 1 et 6 peuvent également être obtenus avec une box de rangement et une OST de la série et ça, ça ne se refuse pas. Il faut cependant reconnaître qu’à raison de 25 euros en moyenne par volume et prêt du double avec le coffret collector, la série complète est plutôt onéreuse.

Il manque aussi quelques petites choses comme les habituels livrets bonus mais ils sont remplacés par des commentaires et des interviews plutôt bien foutus dans chacune des galettes. Beez a d’ailleurs consenti un gros effort sur les menus de cette saison, très animés et d’une navigation originale (en arborescence). Le carton rouge concerne par contre la qualité de la compression vraiment pas optimale, pour ne pas dire approximative.

Reste que cette édition française est plutôt dans une moyenne haute en terme de qualité et que l’anime vaut vraiment le coup de se saigner un peu en déboursant les quelques sous que vous gardez sûrement dans un bocal. Ghost in the Shell - Stand Alone Complex n’a pas fini de faire parler d’elle d’autant qu’une troisième saison, murmure t’on, serait en préparation. Nous reviendrons d’ailleurs plus en détail sur les personnages et l’univers passionnant de l’anime au cours d’un dossier incessamment sous peu.
 
les plus
les moins
• Sur le plan technique que des éloges • L'inconstance du style graphique
• Yoko Kanno : génie de la BO • Compression perfectible môssieur Beez
• Un scénario palpitant • Encore et toujours des faux sens dans la VF
• La crédibilité des protagonistes  
   
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