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Tests
 
 
Dvd testé en Zone 2
Editeur :
Beez
Réalisation :
Production I.G
Genre :
Cyberpunk
Nombre d'épisodes :
26
Format :
1.77 compatible 4/3
Audio :
VOST, VF et Anglais en DD 2.0 et 5.1
 
Ghost in the Shell - Stand Alone Complex
Togusa (en fond) est le seul véritable humain de l'équipe d'intervention.
 
Ghost in the Shell - Stand Alone Complex
Les scènes d'action décoiffent pas mal.
 
Ghost in the Shell - Stand Alone Complex
Ishikawa est un homme de l'ombre, mais quand il se déplace, il rigole pas.
 
Ghost in the Shell - Stand Alone Complex
Batô entretient une relation étrange avec un des Tachikoma.
 
Ghost in the Shell - Stand Alone Complex
Paz et Saito sont deux sidekick de premier choix.
 
Ghost in the Shell - Stand Alone Complex
Le beau major s'apprête à "plonger" dans un ghost.
 
Ghost in the Shell - Stand Alone Complex
Les considérations philosophiques des Tachikoma prêtent toujours à rire.
 
 
A
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Par Gargoyle 30/10/06
Ghost in the Shell - Stand Alone Complex.
Vraiment pas de quoi être complexée.
 

Ghost in the Shell - Stand Alone ComplexSortir du lot quand on est une série animée japonaise n’est pas chose aisée tant l’industrie est prolifique.  Dans ce marasme, Ghost in the Shell - Stand Alone Complex fait partie de l’élite. Issu du manga éponyme de Masamune Shirow, l’anime part pourtant avec un handicap de taille : passer après le film de Mamoru Oshii sorti en 1995, véritable électrochoc que même les détracteurs de la japanim’ avaient en leur temps applaudi. Alors que la saison 2, baptisée Ghost in the Shell - 2nd GIG, est en cours de parution (volume 3 et 4 à prévus le 14 novembre prochain et bientôt en test), Beez réédite la  série. Séance de rattrapage pour les retardataires.

 

Série en deux parties.

Cette nouvelle édition réunie en deux box l’ensemble des 26 épisodes de la saison 1. Le premier coffret renferme les trois premiers volumes sortis depuis octobre 2004 et le deuxième contient les quatre suivants parus en 2005. Chacun d’eux est proposé à prêt d’une cinquantaine d’euros. Si ce prix risque de faire grincer les dents des mordus qui avaient investi dans la série (pour le double du prix sic!), qu’ils se consolent en se disant que les goodies de la version collector tels T-shirt, livret et Ost resteront une exclusivité de la première parution.

Pour cet anime Beez a mis les petits plats dans les grands en proposant trois pistes sonores au choix : le japonais, le français et l’anglais. Toutes sont disponibles en DD 2.0 et 5.1. La version française est, comme souvent avec Beez, digne d’éloges - même si elle n’évite pas un ou deux faux sens - et voit Batô doublé par Daniel Beretta, la voix d’Arnold Schwarzenegger, qui officiait déjà pour le film d’Oshii et Borma par Patrick Bethune, la voix de Jack Bauer dans 24, pour ne citer qu’eux.

La série fait partie de cette nouvelle vague récente qui se voit réalisée au format 1.85 pour le plus grand bonheur des esthètes. A raison de quatre épisodes maximum par DVD le master se révèle propre et sans réels défauts de compression apparents.

Beez a même eu la bonne idée d’inclure régulièrement des petits bonus sous formes d’interview des doubleurs et de l’équipe de production (scénariste, réalisateur, compositrice musicale) en sus des habituelles fiches de personnages ou notes de productions. Les génériques - dont le génial Inner Universe chanté par Origa - sont également proposés sans crédits. Que du bon en résumé pour cet anime qui dès le départ se la joue "grand train".

Les épisodes sont classés en deux catégories : les stand alone qui peuvent être regardés indépendamment les uns des autres sans nuire à la compréhension et les complex, qui, liés entre eux, constituent la trame principale de la série. Ce découpage explique pour partie (mais pour partie seulement, voir en détail le dossier de la rédaction à venir sur la série) le titre apposé à la licence Ghost in th Shell.

En 2030, le Japon, comme le reste du monde, doit faire face à un nouveau genre de délinquance : les cyber-criminels. Pour en endiguer leur progression, des sections spéciales d’intervention sont crées. La section 9, au cœur du programme, est dirigée par Daisuke Aramaki et son bras droit : le major Motoko Kusanagi. Elle est un cyborg dernière génération aux caractéristiques techniques tenues secrètes. Seul la présence de son cerveau d’origine humaine la sépare des robots. Les différentes interventions de la section 9 dans le cadre de la poursuite d’un criminel connu sous le nom du "Rieur" vont les mener sur les traces d’un complot de grande envergure...

 

Action/réflexion.

Ghost in the Shell – Stand Alone Complex est au Cyberpunk (voir la definition de Wikipedia) ce que l’œuvre de J.R.R. Tolkien est à l’Heroic Fantasy. La série prend donc ses racines dans un futur proche qui parle inévitablement à l’auditoire et le concerne. Les thèmes abordés ont bien souvent pour leitmotiv l’opposition inévitable entre homme et machine, ainsi que les questions d’ordre éthique et moral induites par l’émergence de l’intelligence artificielle. Bien moins développé que dans le film de Oshii, le sujet est cependant présent pour qui sait lire entre les lignes. L’histoire complex est ainsi intrinsèquement liée au seul élément humain de l’équipe d’intervention : Togusa. Au-delà de l’avancée scénaristique, ce choix permet d’accentuer les interactions entres les protagonistes. Dans la comparaison, inévitable, que fera le connaisseur, c’est l’un des points forts qui distingue l’anime des films.

En effet, si l’on s’attarde superficiellement sur la série, Ghost in the Shell – Stand Alone Complex apparaît comme techniquement irréprochable (si l’on excepte les légères variations de dessin dues au changement d’équipe d’un épisode à l’autre) : l’animation est propre avec des scènes d’action souvent impressionnantes et l’intégration habile des CIG (images de synthèses) sait les rendre aussi discrètes que possible. Le contraire eu été décevant de la part des studios I.G à qui l’on doit la partie animée de Kill Bill. Sur l’accompagnement musical on ne pourra qu’émettre les éloges de rigueur au travail fourni par une Yoko Kanno - Wolf’s Rain, Cow Boy Bebop ou encore Magnetic Rose de l’omnibus Memories - décidément géniale. Le scénario copieux, jamais confus mais nécessitant parfois le revisionnage des épisodes aux esprits embrumés, est toujours malin et distille les rebondissements avec bonheur.

Mais GitS - SAC est plus que cela pour l’auditoire attentif qui découvrira un nombre incalculable de références littéraires, philosophiques, politiques, une foule de réflexions sur la condition humaine et le rapport de l’homme à ses créations de métal. La série apparaît d’ailleurs plus accessible que les deux films trop alambiqués, laissant sur le bas côté le développement psychologique des protagonistes (particulièrement Innocence comme si Oshii avait voulu se démarquer au maximum de la série créée avant le deuxième long métrage). Le sous-titre de la série, à lui seul, résume cette richesse avec trois ou quatre interprétations possibles. Chacun, avec sa sensibilité propre, pourra apporter un sens à ce Stand Alone Complex.

Rendons hommage, enfin, aux sketchs présents a chaque fin d’épisode et qui dévoilent la vie des Tachikoma (les mini-tanks doter d’AI poussée qui accompagne la section 9) nous offrant ainsi des moments légers de pur délire, à l’humour absurde irrésistible.

Une série qui ne restera pas seule et complexée longtemps tant elle est gorgée de qualité. Un anime d’une classe folle destiné avant tout à un public mature capable d’en saisir l’essence et d’en apprécier toutes les subtilités. Si vous hésitiez encore lors de la première édition, jetez-vous sur celle-ci vous ne serez pas déçu. Une série à nulle autre pareille que l’on conseille aux allergiques de la Japanim’.

 
les plus
les moins
• Technique difficile à prendre en défaut • Les variations dans le dessin
• Les protagonistes aux caractères développés • Quelques faux sens dans la VF
• Tachikoma rules  
• Une édition française plus que soignée  
• Action et réflexion : cocktail parfait  
   
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