"Ere cosmique année 70. Les tensions se sont envenimées entre la Terre et "Z.A.F.T.". Suite à la tragédie de la "St-Valentin sanglante" les tensions initiales dégénèrent rapidement en conflit militaire de grande envergure. Alors que tous prévoyaient une victoire des forces fédérales terriennes, numériquement supérieures, les faits allaient démontrer le contraire. Onze mois après le début des hostilités le conflit s'est enlisé en statu quo."
Je peux vous assurer que ce texte énoncé, avec, en fond, une musique style space opéra, ça vous met tout de suite dans l'ambiance de cette fantastique série qu'est Gundam Seed. A l'occasion de la sortie de sa suite intitulée Destiny, JapanWarpZone.com revient en détail sur cet animé que nous apprécions tout particulièrement.
Quand l'abeille trouve une jolie fleur.
Beez, filiale de Bandaï, édite la série Gundam Seed en France depuis juin 2005. Les DVDs sont proposés sous forme de volume de cinq épisodes chacun, coûtent environ 25€ pièce. C'est, il faut le reconnaître, pour le moins onéreux vu que la série ne compte pas moins de 50 épisodes. Le visuels sont issus de l’édition japonaise ce qui est en soi une bonne nouvelle quand on voit leur qualité. Plusieurs pistes sonores sont proposées dont l’inévitable VOST (encore heureux) et la VF, toutes au format Dolby Digital stéréo.
La VF de bonne facture est plutôt convaincante : les voix des personnages sont bien choisies, les dialogues et le jeu des acteurs ne tombent jamais à plat : mention spéciale à Constantin Pappas qui double Mu. Cependant la VOST permet d'éviter certaines déconvenues de traduction tel le changement incessant de grade de certains protagonistes. Mais, le véritable plus de la VOST est son gain incroyable en impact. Non seulement le mixage est nettement plus percutant, mais la VF apparaît un peu plus étouffée, ce qui oblige à monter le volume sonore. Rien de rédhibitoire mais c’est aisément identifiable.
En dehors de l’aspect technique, cette édition propose des fiches de personnages, des génériques sans crédits, et des images de productions. Rien d'affolant, mais c'est toujours mieux que le vide qui règne chez certains éditeurs concurrents. Le packaging est plutôt soigné et réussi avec, pour thème, un Mobile Suit spécifique par volume : la sérigraphie du DVD est reproduite sur la tranche de la boite et rappelée dans le menu. Une édition soignée dans l'ensemble qui fait honneur à la saga SEED.
Né sous une bonne étoile.
Notre univers, bien après notre époque. Nous sommes dans la 71ème année du calendrier universel dit de "l'ère cosmique". Cela fait onze mois que la guerre qui couvait entre les "naturels" et les "coordinateurs" (humains génétiquement modifiés en vue d’améliorer leurs compétences) a éclaté. Kira Yamato jeune élève d'Héliopolis, station orbitale neutre, étudie avec ses amis quand une attaque est menée. C'est ZAFT, le corps armé des "coordinateurs". Leur mission consiste à mettre la main sur les nouvelles armes secrètement mises au point par les terriens sur la colonie spatiale. La situation dégénère rapidement obligeant la population à se mettre aux abris. Durant l'évacuation Kira est amené à s'approcher du champ de bataille. Il en profite pour sauver la vie à Murrue Ramius, capitaine en charge du projet d'armement secret et cet acte héroïque le met face à l'un des soldats de ZAFT : Athrun Zala, son meilleur ami d'enfance...
Le premier épisode donne le la de la série dont le découpage des épisodes et le scénario habile happe rapidement l’auditoire. Après le premier épisode il devient impossible de s’arrêter tant les évènements qui conduisent les deux amis à s’affronter sont bien ficelés. Un des aspects les plus marquants de la série réside dans sa capacité à satisfaire plusieurs publics. La densité des personnages (voir le dossier de la rédaction consacré à la série) fait écho au scénario et les bals aériens lors de joutes à mort entre Mobile Suit sont contrebalancés par des moments d’intimité entre protagonistes. Tout est fait intelligemment et la série ne verse que rarement dans la niaiserie.
C'est Hisashi Hirai déjà en charge de s.CRY.ed qui c'est occupé du design de personnages. On reconnaît aisément son style avec des visages très fins et des nez en trompette. Personnellement je trouve l'aspect des protagonistes réussi. Cependant il faut reconnaître, qu’au même titre qu'un Saint Seiya, la différence de design entre eux n'est pas toujours évidente. Le dessin des mechas a été confié Junichi Akutsu et Kunio Okawara qui nous livrent un grand cru, stylé et nerveux, qui retranscrit bien la puissance des machines. L'animation est toujours de bonne qualité et l'intégration de la 3D est relativement discrète, si l'on excepte la fluidité de l'animation toujours supérieure avec les images de synthèse.
Les meilleurs japamin’ ont quasiment tous un point commun. Le soin apporté à la musique, de ce point de vue Gundam Seed ne déroge pas à la règle. Et pour cause, dès l'intro avec "Tobe!" le souffle épique des grandes épopées spatiales souffle sur la série, et le générique Invoke de T.M. Revolution enfonce le clou. Tout au long de l'histoire, des thèmes orchestraux (près d'une quarantaine) succèdent aux chansons inspirées. La prestation de See-Saw, dont la chanson "Anna ni isshodatta no ni" commence avant même la fin des épisodes, est une pure merveille. Citons également "Moment" de Vivian or Kasuma et "Believe" de Tamaki Nami et sachez que je suis loin d'être exhaustif!
Dois-je encore en rajouter? Il me semble que pour vous faire comprendre la richesse de cette série le plus simple est encore de vous plongé dans le dossier (non exhaustif, on veut pas gacher le plaisir) que nous consacrons à cet animé en attendant le test de la suite intitulée Destiny. |