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Tests
 
 
Dvd testé en Zone 2
Editeur :
Dybex
Réalisation :
Gonzo
Genre :
Vampire
Nombre d'épisodes :
13
Format :
4/3
Audio :
VOST en DD 2.0, VF en DD 2.0 et 5.1
 
Hellsing
Avec un sourire pareil Alucard va coller des complexes au Joker.
 
Hellsing
Miss Integra possède un caractère bien trempé.
 
Hellsing
Accepter sa condition de vampire n'est pas chose aisée pour Victoria.
 
Hellsing
Les messages sont nombreux sur les accessoires des protagonistes.
 
Hellsing
Alucard veille sur la vie précaire de sa maîtresse.
 
Hellsing
Ce major d'homme à plus d'une corde à son arc (attention le jeu de mot pourrave)
 
Hellsing
Alucard vous propose ces deux magnifiques flingues en affaire pour 595frs.
 
 
B
7
7
 
Par Gargoyle 18/11/06
Hellsing.
Requiem sanglant pour vampires.
 

HellsingL’une des nombreuses qualités du manga est son incroyable capacité à s’inspirer de tous les horizons et de toutes les cultures ; Kôta Hirano utilise à sa manière les mythes et légendes occidentaux relatifs aux vampires et relate, dans Hellsing, l’histoire d’un combat moderne entre non-morts et forces spéciales. Voilà le point de départ de ce manga dont l’anime réalisé en 1998 par les jeunes équipes des studios Gonzo, vient d’être réédité en coffret chez Dybex.

 

Le choix des armes.

S’inspirant assez librement de l’histoire originale, la série animée suis scrupuleusement le manga jusqu’au tome 6 pour s’en éloigner ensuite. Cette production nous narre donc les aventures d’une organisation secrète, la Hellsing, dont la vocation est d’éradiquer les vampires en Angleterre. En plus d’un commando surarmé, l’équipe dirigée de main de fer par l’héritière de la famille - Integra, c’est son prénom - peut compter sur le soutien d’un nosferatu : Alucard le bien nommé (Alucard est l’anagramme de Dracula si on le lit à l’envers). De son côté la jeune Victoria Celas est une policière passablement trouillarde et qui peine à trouver ses marques dans son difficile métier. Elle n’aura pas le loisir de s’y accoutumer puisqu’elle et son équipe se trouvent attaqués par des goules sous l’influence d’un maître-vampire. Pour permettre à Alucard d’en finir avec les agissements de ce maître, Victoria accepte de mourir en échange d’une résurrection vampirique...

Déjà éditée une première fois en quatre DVD vendus à l’unité, la série composée de 13 épisodes d’une vingtaine de minutes revient donc en cette période de fin d’année (qui a dit "comme par hasard?") sous deux formes : "l’Edition Sanglante" réunit les quatre volumes en un digipack plutôt réussi et "l’Edition Maudite" avec un DVD bonus (bandes-annonces, interviews, reportages), deux livrets (artbooks des décors et des personnages), des cartes postales et une litho, fait office de coffret collector. La différence de prix se chiffre en une petite dizaine d’euros (en moyenne de 40 à 50 €) vous laissant le choix des armes.

Très soignée, cette réédition offre à nos ouïes une version française en Dolby stéréo et en 5.1 mais une version japonaise en 2.0 seulement. Si la VF se distingue par son impact sonore au dynamisme réussi, la VOST reste préférable, comme souvent, car nettement moins horripilante et moins surjouée. A raison de trois épisodes par DVD (excepté le premier qui en compte quatre) la compression ne se fait pas sentir, même lors des scènes d’actions rapides. Seule l’absence d’un vrai chapitrage vient jeter une ombre au tableau.

 

De la lumière à l’ombre...

L’histoire, comme ses inspirations diverses, est plutôt originale. Dans le roman Dracula de Bram Stoker, le professeur émérite Abraham Van Helsing voue son existence à la chasse au vampire. Kôta Hirano a plus ou moins prolongé sa lignée jusqu’à notre époque, Integra jouant le rôle d’une probable descendante de la famille du chasseur. La modification d’orthographe (l’ajout d’un L à Helsing, c’est-à-dire "l’enfer chante") est lourde de sens : elle est en adéquation directe avec l’action soutenue, parfois gore, de l’anime. On regrettera cependant une explication aussi bancale qu’absurde justifiant l’existence de vampires artificiels : l’ambiance gothique en prend un coup.

Le character design d’Alucard, également, n’a rien d’innocent puisqu’il évoque sans fard certains des noms de la culture Rock’N’Roll : physiquement c’est un presque-sosie de Bon Jovi... les canines en plus. Il est regrettable qu’en dehors de lui et du père Alexander Anderson les protagonistes n’aient pas joui du même soin. Nombre d’intervenants apparaissent bâclés ou plats dans le meilleur des cas. La présence d’un Alucard excentrique, sadique, classieux avec des attitudes de poseur, accentue le décalage. Si Walter (le major d’homme) et Integra s’en sortent relativement bien, la mère Celas de son côté ressemble à n’importe qu’elle stéréotype féminin du manga. Vu son rôle central dans l’histoire de l’anime un tel manque de charisme est plutôt mal venu et l’on passe son temps à attendre l’arrivée du saigneur.

Ce décalage se retrouve à un autre niveau ; il s’agit d’un problème récurrent avec les studios Gonzo en fait. L’anime impressionne lors des scènes d’affrontement entre Alucard et ses antagonistes, mais elle déçoit systématiquement le reste du temps. Poussive, fainéante et approximative voilà les mots qui viennent aux auditeurs attentifs. Pêchue, jouissive et percutante prétendront les fans de la série. Les deux observations sont vraies et la coexistence du moyen et de l’excellent, si elle nuit au plaisir que l’on éprouve au visionnage, ne parvient heureusement pas à nous détourner de cette série au demeurant sympathique.

L’ambiance musicale n’est pas étrangère à la chose. Le générique d’ouverture "World Without Logos", plutôt réussi, colle parfaitement au style nonchalant et satanique du protagoniste principal. Il en va de même de l’excellent "Shine" du groupe US de Hard Mr Big (hé oui des amerloques!) qui clôt magistralement chaque épisode. Les thèmes de la série oscillent, quant à eux, entre différentes variantes de rock et piano ou de rock et orgue, conférant un véritable cachet, une véritable empreinte à la série.

Je la recommande, avant tout, à tous ceux qui vouent une admiration sans borne à la "vampyr attitioude" car il trouveront en Alucard une sorte de Dante (le héros du jeu Devil May Cry) suceur de sang croisé avec le Joker de Batman, à ceux également qui aiment à regarder une série décomplexée aux connotations Rock prononcées. Les autres passeront leur chemin devant la pauvreté du chara-design, une technique en dents de scie et attendront peut être le futur Hellsing Ultimate de Geneon Entertainment pour étancher leur soif... de sang.

 
les plus
les moins
• Alucard dispose d'un design réussi • L'animation inégale
• Ambiance musicale convaincante • L'absence de charisme de certains persos
• Un coffret collector qui mérite sa mention • Gore
• Une série divertissante • Divertissante mais pas indispensable
   
   
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