La DS connaît un succès fou de par le monde et l’utilisation du stylet permet aux développeurs courageux et créatifs de se lancer dans de nouvelles expériences ludiques. Certains de ces softs "underground" ne parviennent pas à s’exporter hors de l’archipel nippon à cause de leur empreinte culturelle trop marquée. Dans son désir d’imposer sa nouvelle conception du jeu, Nintendo n’hésite plus, cependant, à proposer aux occidentaux ces petits jeux qui n’ont l’air de rien mais apportent beaucoup. C’est dans ce contexte favorable qu’a fraîchement débarqué Cooking Mama… pour le plus grand plaisir des joueurs curieux.
Mama, surnom de Maïté?
Dès l’allumage de la DS, vous êtes plongés au cœur du jeu. Pas de préambule, pas de tutorial, juste un mode Cuisine. Oui, Cooking Mama ne propose pas de pseudo-scénario qui n’apporterait rien au jeu si ce n’est une certaine lourdeur (comme devenir le plus grand cuisinier de la Terre) et n’a pas vocation à faire de vous un disciple de La Cuisine des Mousquetaires de notre Maïté nationale. Ce soft correspond à ce que l’on est en droit d’attendre d’un jeu sur console portable : rapide, intuitif et sans prise de tête. Avec Cooking Mama on ne s’encombre pas d’explications inutiles qui se terminent en même temps que le voyage du train.
Cooking Mama vous propose juste de réaliser 120 recettes, allant du simple œuf à la coque à l’entrecôte en passant par de la soupe miso. Les recettes sont variées et permettent d’apprécier les spécialités de différents pays, même si, jeu japonais oblige, les mets sont plutôt orientaux, ce qui n’est pas pour déplaire à vrai dire.
Bien entendu, les 120 recettes ne sont pas disponibles dès le début. Seules 20 d’entre elles sont "cuisinables" et il vous faudra débloquer les autres. Pour y parvenir deux options : soit réussir une recette avec un score élevé, soit modifier une recette en cours de route, en changeant quelques ingrédients. Un exemple : lorsque vous faites du riz, il peut vous arriver que Mama vous demande de choisir entre faire du riz cantonnais ou des beignets de riz, les éléments à incorporer différeront en fonction de vos choix.
Cependant, ce système de jeu vous obligera à recommencer la préparation d’une recette plusieurs fois pour en débloquer toutes les variantes. Répéter les mêmes actions peut, de fait, devenir lassant. Cette impression de répétitivité est accentuée par l’unique thème musical qui passe en boucle tout au long de la préparation.
Le stylet, ustensile number 1.
Comment réaliser ces nombreuses recettes? Avec le stylet évidement. Plusieurs actions sont possibles avec l’outil symbole de la DS : couper les ingrédients, les rouler dans la chapelure de pain, les plonger dans la friture, les mélanger, etc. Il vous faudra donc bouger le stylet de haut en bas rapidement pour couper, en faisant des va et vient de gauche à droite pour faire rouler votre morceau de viande dans la sciure, ou bien encore prendre le dit morceau pour le jeter dans la casserole d’huile (attention à bien viser).
Le micro est lui aussi mis à contribution pour souffler lors des cuissons afin d’éviter de brûler vos préparations. Le jeu est clairement pensé pour la DS tant il est vrai que peu de jeux se servaient intégralement des fonctionnalités de la console, Trauma Center, ou Wario Ware Touched, mis à part.
Dans le jeu c’est donc Mama qui vous donne les instructions pour réaliser vos recettes. C’est également elle qui vous attribue une note en fonction du résultat de votre travail, ou qui rattrape la recette dans un élan énergique (les yeux enflammés par la passion de la cuisine).
A ce stade vous vous interrogez peut-être sur le challenge proposé par le soft. Où réside-t-il? Et bien il faut savoir que chaque étape de la recette doit être réalisée dans un temps donné sous peine de voir Mama rattraper vos erreurs, et ainsi perdre des points pour le décompte final. Le maximum de points possibles est de 100 et ce score permet à Mama de vous attribuer des médailles (or, argent, bronze).
Cooking Mama se démarque par sa légèreté et par son originalité débridée, le jeu s’inscrit clairement dans la mouvance de l’accessibilité prônée par Big N. La répétitivité parfois lassante des actions ou la durée de vie très faible ne parviennent pas à entacher le plaisir ressenti une fois aux fourneaux derrière sa DS : un incontournable de la console.
Signalons également que le jeu est d’ores et déjà prévu sur la Wii et devrait être rapidement disponible sous nos latitudes (date de sortie annoncée le 29 mars). On vous en reparle bientôt. |