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Tests
 
 
Testé sur : PS2
Editeur :
Nintendo
Développeur :
Capcom
Genre :
Jeu textuel
 
Phoenix Wright - Ace Attorney
Plus tarée qu'elle dans le jeu, y'a pas.
 
Phoenix Wright - Ace Attorney
L'arme du crime...
 
Phoenix Wright - Ace Attorney
L'un des rares endroits où le stylet est utile.
 
Phoenix Wright - Ace Attorney
Mia, ahhhh, Mia.
 
Phoenix Wright - Ace Attorney
C'est on ne peut plus clair.
 
Phoenix Wright - Ace Attorney
Benjamin Hunter, ou votre meilleur ennemi.
 
Phoenix Wright - Ace Attorney
Le coup de marteau annonce que le procès avance.
 
 
A
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8
 
Par Elkala 5/09/06
Phoenix Wright - Ace Attorney.
Accusé à la barre.
 

Phoenix Wright - Ace AttorneyIl existe certains jeux que l’on dit typiquement japonais : Phoenix Wright - Ace Attorney (Gyakutensaiban) est de cette catégorie. Troisième épisode de la série déjà sorti sur la Game Boy Advance, c’est le premier de la série que Capcom édite en dehors du pays du Soleil Levant, et croyez-moi, c’est une sacrée bonne nouvelle. Le portage sur DS permet de bénéficier des fonctions tactiles de la console, rendant le jeu encore meilleur que l’original. Appartenant aux jeux de type textuel, c’est finalement un nouveau genre qui s’installe sur le marché européen et français en particulier.

 

Humour quand tu nous tiens...

Vous incarnez Phoenix Wright, jeune avocat de la défense, lors de son premier procès. Il est épaulé par la talentueuse et ravissante Mia Fey, sa patronne. Sa première tâche sera de convaincre le juge que son meilleur ami, Paul Defès, n’a pas commis le meurtre dont il est accusé.

Dès les premiers instants, on ne peut s’empêcher de rire au vu de l’attitude de Paul et des réactions de Phoenix (Nick pour les intimes). Et, c’est là le gros point fort du jeu, Phoenix Wright - Ace Attorney est un jeu bourré d’humour, grâce à ses personnages caricaturaux mais diaboliquement efficaces. Vous aurez droit à l’otaku, la midinette, la vieille cinglée ou encore le snob par excellence. Le casting du jeu tout bonnement incroyable et servi par un chara-design adapté. Cela mettra notre jeune héros dans des situations cocasses, durant lesquelles on ne peut s’empêcher de mourir de rire.

Mais les qualités du jeu ne s’arrêtent pas à son seul humour. L’autre force du soft se situe dans les procès que vous menez tout au long de la partie et durant lesquels il faudra contrer les témoignages. Car, PW est avant tout un jeu textuel où il faudra scruter chaque phrase, chaque mot, pour y trouver une contradiction et prouver que le témoin ment. Chose qui se révèlera de plus en plus difficile au fur et à mesure du procès et de l’avancement de la partie. Il faudra, de plus, faire face aux interventions de l’avocat de l’accusation, plutôt du genre à vouloir votre peau. Nous reviendrons plus tard sur la façon de prouver les contradictions.

Durant les séances, vous serez assisté par Mia Fey ou sa sœur Maya. Les deux beautés vous seront d’une aide précieuse et vous sauveront la mise pas mal de fois. Ecoutez bien leurs conseils pour vous faciliter la tâche.

Certaines traductions passées sur la DS - entre autre celle de Castlevania : Dawn of Sorrow - laissaient craindre le pire quant aux adaptations futures,  le style de jeu de PW ne permet aucune erreur dans ce domaine et le soft se révèle parfaitement localisé et transposé dans notre pays : on passe d’une version japonaise se déroulant à Tokyo à une version française se déroulant à Paris (on a même droit un témoin marseillais, un moment de franche rigolade), dans un français dénué de faute d’orthographe.

 

Objection votre honneur.

Le premier procès du jeu fait office de tutorial. Mia vous apprendra à vous servir des pièces à conviction pour contredire le témoin. C’est de cette façon que vous mènerez votre procès. Le témoin fait un premier témoignage découpé en plusieurs parties dans lesquelles vous devez trouver les contradictions. Pour cela, deux moyens : soit vous attaquez le témoin en posant une question, soit vous présentez une pièce à conviction comme preuve de son mensonge. Attention cependant de ne pas vous tromper car une jauge représentée par cinq points d’exclamation (situé en haut à droite de l’écran) correspond au nombre d’erreurs possibles : si vous faites cinq erreurs, l’accusé est déclaré coupable et c’est le game over. Voilà pourquoi il est primordial d’être attentif au moindre détail.

Les autres procès auront le même déroulement mais seront plus ou moins longs (étalés sur trois jours pour certains). Cependant, cette fois il faudra, en plus, enquêter sur les lieux du crime, interroger les témoins et récolter des preuves. Pour cela, vous devez examiner les lieux à la recherche de différents objets pouvant aider à innocenter l’accusé. Le stylet permet de se positionner sur l’endroit à examiner, à la manière d’un click ’n play.

D’ailleurs, parlons-en du stylet. Il permet une meilleure navigation dans les menus, un meilleur confort de jeu... et c’est tout! Si par rapport à l’opus GBA, c’est déjà un grand plus, il faudra attendre la cinquième et dernière mission - inédite - pour profiter des vraies possibilités de la console. Ainsi, il faudra relever des empreintes en passant le stylet sur l’objet. Cela nous donne un aperçu de ce que donnera le futur Phoenix Wright - Ace Attorney Justice For All.

Le principal reproche que l’on peut formuler à l’encontre du soft est sa durée de vie : avec 10 petites heures de jeu,  PW est quand même un peu court, linéaire comme tout jeu textuel même s’il nous tient en haleine tout le long. On regrettera aussi la faible utilisation du stylet et dans l’ensemble, cela reste un jeu sur lequel on ne revient pas une fois les enquêtes résolues.

Il demeure cependant un indispensable sur DS aux côtés de Trauma Center, New Super Mario Bros ou Animal Crossing pour l’expérience unique qu’il propose, son humour omniprésent ou la qualité de sa traduction, et je ne peux que vous conseiller d’investir dans ce titre si ce n’est déjà fait.

 
les plus
les moins
• Un jeu passionnant • Trop court
• Un humour décapant • Une seule mission compatible avec le stylet
• Un très joli chara-design • Replay value inexistante
   
   
   
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